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Zombie Machine

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POSTEROÏDE – Creature with the Atom Brain

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PULPOCOVER – Galaxy

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DATASKANN – Fins du monde

DATASKANN - Fins du monde dans Dataskann 17060602282015263615078906La catégorie Dataskann explore des sujets ou des thèmes propres à la Science-Fiction, elle se fait l’écho de ce qui a déjà été écrit par des spécialistes en citant des extraits d’ouvrages de référence et en faisant part de sa propre réflexion, mais elle peut également aborder seule un thème qui lui tient à cœur. Elle peut aussi reprendre un article déjà publié dans la rubrique du CE13D des Échos d’Altaïr et l’enrichir de données nouvelles.

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- DATASKANN -

Fins du monde

On nous la prédit depuis que l’homme existe, cette fin du monde. On ne compte plus le nombre de fois où on nous l’a annoncée solennellement. La dernière année où elle devait se produire ? 2012. Mais nous sommes toujours là… En tout cas s’il y en a une qui n’a jamais manqué d’imagination pour nous la servir sur un plateau, c’est bien la Science-Fiction. Elle a tout prévu depuis fort longtemps, elle, cette vieille dame respectable, et nous a même inventé toutes les fins du monde possibles : collision avec un astéroïde, explosions nucléaires, invasion extraterrestre, virus mortel, apocalypse zombie, cataclysme naturel, pollution, révolte des animaux, expérience scientifique ratée, et tant d’autres annihilations de la race humaine que l’on ne peut toutes les citer…

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Donnons tout de suite la parole à Douglas Hill, qui plante le décor sombre et pessimiste de l’apocalypse dans son « Et c’est ainsi que finit le Monde » (L’Encyclopédie de la Science-Fiction - éd. CIL Beaux Livres) :

18100701024015263615928990« Le pessimisme dont la science-fiction fait preuve quant au futur est de toute évidence fondé sur la triste opinion qu’elle a de l’humanité. Il n’y a en cela rien de nouveau : dans tous les genres littéraires des écrivains ont aimé se placer au-dessus des autres afin de juger et de critiquer, de prêcher ou d’instruire, ou tout simplement de railler. Pas plus qu’il n’y a quoi que ce soit dans le processus qui mène de la critique sociale vers les prophéties les plus noires dans l’hypothèse où les choses ne changeraient pas. Et c’est ainsi que dans la SF, les marchands de malheur ont traversé les années, brandissant des pancartes qui déclaraient « la fin est proche » et qui donnaient un luxe de détails sur la nature précise des explosions et des râles d’agonie. C’est de ce syndrome de fin du monde que sont nées quelques-unes des meilleures œuvres de SF, peut-être parce que depuis les années 1950 les prophètes du malheur ne sont plus de simples orateurs de coin de rue mais des 18100701153415263615928997écrivains de talent, qui expriment la grande préoccupation de tous ceux qui réfléchissent. L’humanité possède les moyens de détruire le monde ; elle a déjà bien progressé dans cette voie. Et la mission évidente des auteurs de SF fut de décrire les étapes qui allaient se suivre le long de cette voie : c’était l’explosion et non les râles qui attirait le plus les auteurs de SF d’il y a quelques années. Et les écrivains qui ne démontraient pas comment nous allions, inexorablement, être amenés à utiliser la bombe, ou les bacilles, préféraient, à la place, décrire ce qui resterait « après », pour tous ceux qui auraient eu le malheur de survivre. »

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Pierre Versins déclare dans son Encyclopédie de l’Utopie et de la Science-Fiction (éd. L’Âge d’Homme) :

« Il faudra d’abord savoir qu’il y a cataclysme et cataclysme : certains écrivains d’emblée démolissent tout, vandales définitifs pour lesquels tout est mauvais de l’homme et de la Terre. D’autres se 18100701210815263615928998contentent de changer certaines conditions, bricoleurs sans spécialité définie ou réparateurs qualifiés. À ceux-ci les déluges, les collisions planétaires manquées, l’assèchement soudain des océans, l’empoisonnement passager de l’atmosphère de ce globe, les épidémies (issues des pestes médiévales), les guerres mondiales, interplanétaires, la disparition brutale d’une loi de la nature, ou l’altération des conditions habituelles de vie sur la Terre, et les invasions, croisades, guerres saintes ou moins saintes, bref, tout ce que nous avons inventé pour ajouter à ce que la nature nous propose. À de certains moments, c’est la nature qui gagne, mais notre imagination n’est pas en reste et, en définitive, il n’y a pas d’épouvante aussi féroce que les épouvantes que nous fabriquons. Dès qu’il s’agit de quantité, à l’homme la prépondérance. La nature se rattrapera dans le détail. »

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Mais mettons-nous d’accord sur l’expression « fin du monde »… « Fin du monde » sous-entend qu’il n’y aura plus de monde : donc disparition pure et simple de la Terre, point barre ! Cependant la SF a décidément bien du mal à supprimer notre planète bleue. Qu’il s’agisse de romans ou de films, la Terre est très rarement détruite. 18100701250115263615928999Il demeure toujours au moins un survivant après l’apocalypse… Dans ce cas il ne s’agit pas vraiment de fin du monde, mais de « fin d’un monde », avec une race humaine qui tente de se reconstruire en repartant à zéro. On ne compte plus les œuvres qui mettent à l’honneur un monde post-apocalyptique. Voici ce que déclare à ce propos, non sans humour, Stan Barets dans son livre Le Science-Fictionnaire - tome 2 (éd. Denoël) :

« Fin du monde ! Fin du monde ! C’est vite dit ! Même après l’apocalypse, ça continue encore… L’esprit humain semble incapable d’imaginer le définitif ou le néant… Alors les fins du monde sont toujours truquées. (D’ailleurs si tout le monde avait disparu, qui raconterait l’histoire ?) Et le thème se divise en deux intentions très claires. Ceux qui souhaitent détruire. Et ceux qui veulent reconstruire quelque chose de différent, mais ne peuvent pas se contenter de faire voter par le parlement quelques amendements aux lois actuelles. Ils ont besoin d’abord de faire table rase… »

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Et c’est là que, avec toutes ces histoires de fin du monde, on se rend compte d’une chose : l’Homme est décidément un sacré malade mental, qui se complaît à inventer différentes façons d’entraîner son extinction. Il lui faut soit détruire la Terre ou soit la race humaine. J.G. Ballard déclare dans l’Encyclopédie Visuelle de la Science-Fiction (éd. Albin Michel) :

18100701313115263615929001« Les visions de cataclysmes mondiaux constituent une des catégories les plus importantes et les plus mystérieuses de la science-fiction. Dans sa forme classique, le thème est apparu des milliers d’années avant la science-fiction moderne. Je pense que la science-fiction est en fait un descendant du récit de catastrophe. Depuis le déluge du mythe zodiacal de Babylone de Gilgamesh jusqu’aux histoires fantastiques issues de la super-science du XXe siècle, l’homme n’a connu aucune limite à son besoin d’inventer de nouveaux moyens de destruction du monde qu’il habite. À mon avis, dès que l’homme a compris que cette planète existait indépendamment de lui, il a voulu la détruire ; exactement comme un enfant qui se réveille seul dans son berceau et cherche soudain à tout casser autour de lui. »

Et J.G. Ballard d’aller plus loin : « L’étude psychiatrique des fantasmes et des rêves de malades mentaux montre que la notion de destruction du monde est latente dans l’inconscient ».

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De toute façon on le sait déjà : le plus grand danger ne vient pas de l’espace mais de l’homme lui-même qui finira bien par détruire pour de vrai le monde sur lequel il vit…

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Les fins du monde sont toujours montrées se déroulant d’un continent à l’autre, mais les îles sont-elles concernées ou représentent-elles des oasis de survie ?… Si une guerre nucléaire devait éclater, les premières nations à être atteintes par les bombes seraient forcément les États-Unis, la Chine, la Russie, le Japon, l’Angleterre et la France. Qui 18100701383815263615929003pointerait ses missiles vers la Nouvelle-Calédonie, centre opérationnele du CE13D, ou Tahiti, Hawaï, hein ? Ridicule ! Mais inutile de pousser un ouf de soulagement, chers îliens, les nuages radio-actifs finiraient tôt ou tard par nous rejoindre, et là… Non, le plus dangereux pour nous serait l’impact d’un astéroïde là où il a le plus de chance de s’écraser : dans l’océan… Le raz-de-marée qu’il provoquerait relève du domaine de l’inimaginable. Même nos surfeurs les plus compétents n’auraient pas le temps d’en profiter… Et à propos d’îles, laissons la parole à Jacques Van Herp qui écrit dans Panorama de la Science-Fiction (éd. Lefrancq) :

« Le thème des fins du monde est l’un des plus exploités, mais c’est un thème à la fois attirant et difficile. Attirant car chacun se croit capable d’en écrire, en mettant en scène ses préoccupations, ses inventions, ses craintes. Difficile car, plus qu’aucun autre, il ne supporte pas la médiocrité, surtout dans les récits racontant la reconstruction d’une civilisation. Il est mal aisé d’échapper au thème de Robinson sur son île, et, bien souvent, les auteurs ne font que répéter L’Île Mystérieuse, le suspense en moins, les bavardages pseudo-philosophiques en plus. »

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La fin du monde, la fin de tout ? Non, nous dit Jean Gattégno dans son Que sais-je ? La Science-Fiction (éd. Presses Universitaires de France) : 

« Il est frappant en tout cas que la mort définitive de notre planète et la fin de notre espèce ne soient plus désormais conçues comme la fin de tout. La tendance apocalyptique que la pensée bourgeoise du 18100701452215263615929005début du siècle avait encouragée a nettement faibli. C’est évidemment vrai de la science-fiction soviétique, mais l’optimisme de fait qui transparaît dans la science-fiction anglo-saxonne n’est pas moins intéressant. Sans doute est-ce en partie la transformation d’un impérialisme avoué (la conquête des étoiles dans le space-opera de l’entre-deux-guerres) en une colonisation plus subtile parce qu’ayant tiré la leçon des difficultés ; mais l’essentiel reste que le monde n’est plus identifié avec la société humaine telle que nous la connaissons ; la mort de la Terre n’annonce plus la fin du monde. »

Laissons le mot de la fin (du monde ?) à Alain Musset, qui écrit dans Sciences et Science-Fiction  (éd. de La Martinière) : 

« Après l’apocalypse, que reste-t-il de nos sociétés ? Les mondes à venir, même quand ils ont été dévastés par la guerre, le feu, la glace, la maladie ou les virus informatiques, ne sont le plus souvent qu’un miroir déformé de nos mégalopoles contemporaines dont les problèmes et les pathologies (violence, racisme, ségrégation, perte du lien social, crise écologique…) sont volontairement amplifiés pour mieux nous inciter au repentir et, peut-être, à changer nos habitudes avant qu’il ne soit trop tard. »

Mais ne pensez-vous pas qu’il est déjà trop tard ?…

- Morbius, d’Altaïr IV -

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VOIX D’OUTRE-ESPACE – Ce qu’on s’amusait !

« Ce soir-là, Margie nota l’événement dans son journal. A la page qui portait la date du 17 mai 2155, elle écrivit : Aujourd’hui, Tommy a trouvé un vrai livre!

C’était un très vieux livre. Le grand-père de Margie avait dit un jour que, lorsqu’il était enfant, son propre grand-père lui parlait du temps où les histoires étaient imprimées sur du papier.

On tournait les pages, qui étaient jaunes et craquantes, et il était joliment drôle de lire des mots qui restaient immobiles au lieu de se déplacer comme ils le font maintenant – sur un écran, comme il est normal. Et puis, quand on revenait à la page précédente, on y retrouvait les mêmes mots que lorsqu’on l’avait lue pour la première fois. »

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(Isaac Asimov / Ce qu’on s’amusait ! / nouvelle publiée en 1951)

DANGEREUSE VISION – 35

In the clutches of the Claw Creature!

Station spatiale

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ROBOTIKMACHINE – Le robot gentleman

ROBOTIKMACHINE - Le robot gentleman dans Robotikmachine 18092509582315263615909971

COUV – Spécial Terra

Publiée en Allemagne de l’Ouest, Terra fut une ambitieuse série hebdomadaire de science-fiction littéraire, éditée par Arthur Moewig Verlag, et rassemblant surtout des auteurs allemands. Terra – Utopische Romane / Science Fiction débuta en 1957. Elle fut rebaptisée Terra SF et connut diverses déclinaisons avec Terra Extra, Terra Nova et Terra Astra. Ses magnifiques couvertures sont l’œuvre de l’artiste Johny Bruck. Terra s’arrêta définitivement en 1968.

- Arganthiop, de Pluton -

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RÉTROFUTURISME – Transport urbain

RÉTROFUTURISME - Transport urbain dans Rétrofuturisme 18092309283815263615906873


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SCIENCE-FICTION RÉTRO OU KITSCH, SAVANTS FOUS, CRÉATURES ÉTRANGES, OBJETS INCONNUS, ROBOTS COLORÉS, INSECTES GÉANTS, ASTRONEFS INCONTRÔLABLES, ALIENS MENAÇANTS, HÉROS SANS SCRUPULES, AFFICHES LOUFOQUES, ARTISTES DÉMENTS, DANGEREUSES VISIONS : RIEN NE VOUS SERA ÉPARGNÉ. BIENVENUE DANS LE CLUB DES ENTITÉS DE LA 13e DIMENSION, LE CE13D…


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