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DATASKANN – Fins du monde

DATASKANN - Fins du monde dans Dataskann 17060602282015263615078906La catégorie Dataskann explore des sujets ou des thèmes propres à la Science-Fiction, elle se fait l’écho de ce qui a déjà été écrit par des spécialistes en citant des extraits d’ouvrages de référence et en faisant part de sa propre réflexion, mais elle peut également aborder seule un thème qui lui tient à cœur. Elle peut aussi reprendre un article déjà publié dans la rubrique du CE13D des Échos d’Altaïr et l’enrichir de données nouvelles.

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Fins du monde

On nous la prédit depuis que l’homme existe, cette fin du monde. On ne compte plus le nombre de fois où on nous l’a annoncée solennellement. La dernière année où elle devait se produire ? 2012. Mais nous sommes toujours là… En tout cas s’il y en a une qui n’a jamais manqué d’imagination pour nous la servir sur un plateau, c’est bien la Science-Fiction. Elle a tout prévu depuis fort longtemps, elle, cette vieille dame respectable, et nous a même inventé toutes les fins du monde possibles : collision avec un astéroïde, explosions nucléaires, invasion extraterrestre, virus mortel, apocalypse zombie, cataclysme naturel, pollution, révolte des animaux, expérience scientifique ratée, et tant d’autres annihilations de la race humaine que l’on ne peut toutes les citer…

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Donnons tout de suite la parole à Douglas Hill, qui plante le décor sombre et pessimiste de l’apocalypse dans son « Et c’est ainsi que finit le Monde » (L’Encyclopédie de la Science-Fiction - éd. CIL Beaux Livres) :

18100701024015263615928990« Le pessimisme dont la science-fiction fait preuve quant au futur est de toute évidence fondé sur la triste opinion qu’elle a de l’humanité. Il n’y a en cela rien de nouveau : dans tous les genres littéraires des écrivains ont aimé se placer au-dessus des autres afin de juger et de critiquer, de prêcher ou d’instruire, ou tout simplement de railler. Pas plus qu’il n’y a quoi que ce soit dans le processus qui mène de la critique sociale vers les prophéties les plus noires dans l’hypothèse où les choses ne changeraient pas. Et c’est ainsi que dans la SF, les marchands de malheur ont traversé les années, brandissant des pancartes qui déclaraient « la fin est proche » et qui donnaient un luxe de détails sur la nature précise des explosions et des râles d’agonie. C’est de ce syndrome de fin du monde que sont nées quelques-unes des meilleures œuvres de SF, peut-être parce que depuis les années 1950 les prophètes du malheur ne sont plus de simples orateurs de coin de rue mais des 18100701153415263615928997écrivains de talent, qui expriment la grande préoccupation de tous ceux qui réfléchissent. L’humanité possède les moyens de détruire le monde ; elle a déjà bien progressé dans cette voie. Et la mission évidente des auteurs de SF fut de décrire les étapes qui allaient se suivre le long de cette voie : c’était l’explosion et non les râles qui attirait le plus les auteurs de SF d’il y a quelques années. Et les écrivains qui ne démontraient pas comment nous allions, inexorablement, être amenés à utiliser la bombe, ou les bacilles, préféraient, à la place, décrire ce qui resterait « après », pour tous ceux qui auraient eu le malheur de survivre. »

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Pierre Versins déclare dans son Encyclopédie de l’Utopie et de la Science-Fiction (éd. L’Âge d’Homme) :

« Il faudra d’abord savoir qu’il y a cataclysme et cataclysme : certains écrivains d’emblée démolissent tout, vandales définitifs pour lesquels tout est mauvais de l’homme et de la Terre. D’autres se 18100701210815263615928998contentent de changer certaines conditions, bricoleurs sans spécialité définie ou réparateurs qualifiés. À ceux-ci les déluges, les collisions planétaires manquées, l’assèchement soudain des océans, l’empoisonnement passager de l’atmosphère de ce globe, les épidémies (issues des pestes médiévales), les guerres mondiales, interplanétaires, la disparition brutale d’une loi de la nature, ou l’altération des conditions habituelles de vie sur la Terre, et les invasions, croisades, guerres saintes ou moins saintes, bref, tout ce que nous avons inventé pour ajouter à ce que la nature nous propose. À de certains moments, c’est la nature qui gagne, mais notre imagination n’est pas en reste et, en définitive, il n’y a pas d’épouvante aussi féroce que les épouvantes que nous fabriquons. Dès qu’il s’agit de quantité, à l’homme la prépondérance. La nature se rattrapera dans le détail. »

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Mais mettons-nous d’accord sur l’expression « fin du monde »… « Fin du monde » sous-entend qu’il n’y aura plus de monde : donc disparition pure et simple de la Terre, point barre ! Cependant la SF a décidément bien du mal à supprimer notre planète bleue. Qu’il s’agisse de romans ou de films, la Terre est très rarement détruite. 18100701250115263615928999Il demeure toujours au moins un survivant après l’apocalypse… Dans ce cas il ne s’agit pas vraiment de fin du monde, mais de « fin d’un monde », avec une race humaine qui tente de se reconstruire en repartant à zéro. On ne compte plus les œuvres qui mettent à l’honneur un monde post-apocalyptique. Voici ce que déclare à ce propos, non sans humour, Stan Barets dans son livre Le Science-Fictionnaire - tome 2 (éd. Denoël) :

« Fin du monde ! Fin du monde ! C’est vite dit ! Même après l’apocalypse, ça continue encore… L’esprit humain semble incapable d’imaginer le définitif ou le néant… Alors les fins du monde sont toujours truquées. (D’ailleurs si tout le monde avait disparu, qui raconterait l’histoire ?) Et le thème se divise en deux intentions très claires. Ceux qui souhaitent détruire. Et ceux qui veulent reconstruire quelque chose de différent, mais ne peuvent pas se contenter de faire voter par le parlement quelques amendements aux lois actuelles. Ils ont besoin d’abord de faire table rase… »

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Et c’est là que, avec toutes ces histoires de fin du monde, on se rend compte d’une chose : l’Homme est décidément un sacré malade mental, qui se complaît à inventer différentes façons d’entraîner son extinction. Il lui faut soit détruire la Terre ou soit la race humaine. J.G. Ballard déclare dans l’Encyclopédie Visuelle de la Science-Fiction (éd. Albin Michel) :

18100701313115263615929001« Les visions de cataclysmes mondiaux constituent une des catégories les plus importantes et les plus mystérieuses de la science-fiction. Dans sa forme classique, le thème est apparu des milliers d’années avant la science-fiction moderne. Je pense que la science-fiction est en fait un descendant du récit de catastrophe. Depuis le déluge du mythe zodiacal de Babylone de Gilgamesh jusqu’aux histoires fantastiques issues de la super-science du XXe siècle, l’homme n’a connu aucune limite à son besoin d’inventer de nouveaux moyens de destruction du monde qu’il habite. À mon avis, dès que l’homme a compris que cette planète existait indépendamment de lui, il a voulu la détruire ; exactement comme un enfant qui se réveille seul dans son berceau et cherche soudain à tout casser autour de lui. »

Et J.G. Ballard d’aller plus loin : « L’étude psychiatrique des fantasmes et des rêves de malades mentaux montre que la notion de destruction du monde est latente dans l’inconscient ».

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De toute façon on le sait déjà : le plus grand danger ne vient pas de l’espace mais de l’homme lui-même qui finira bien par détruire pour de vrai le monde sur lequel il vit…

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Les fins du monde sont toujours montrées se déroulant d’un continent à l’autre, mais les îles sont-elles concernées ou représentent-elles des oasis de survie ?… Si une guerre nucléaire devait éclater, les premières nations à être atteintes par les bombes seraient forcément les États-Unis, la Chine, la Russie, le Japon, l’Angleterre et la France. Qui 18100701383815263615929003pointerait ses missiles vers la Nouvelle-Calédonie, centre opérationnele du CE13D, ou Tahiti, Hawaï, hein ? Ridicule ! Mais inutile de pousser un ouf de soulagement, chers îliens, les nuages radio-actifs finiraient tôt ou tard par nous rejoindre, et là… Non, le plus dangereux pour nous serait l’impact d’un astéroïde là où il a le plus de chance de s’écraser : dans l’océan… Le raz-de-marée qu’il provoquerait relève du domaine de l’inimaginable. Même nos surfeurs les plus compétents n’auraient pas le temps d’en profiter… Et à propos d’îles, laissons la parole à Jacques Van Herp qui écrit dans Panorama de la Science-Fiction (éd. Lefrancq) :

« Le thème des fins du monde est l’un des plus exploités, mais c’est un thème à la fois attirant et difficile. Attirant car chacun se croit capable d’en écrire, en mettant en scène ses préoccupations, ses inventions, ses craintes. Difficile car, plus qu’aucun autre, il ne supporte pas la médiocrité, surtout dans les récits racontant la reconstruction d’une civilisation. Il est mal aisé d’échapper au thème de Robinson sur son île, et, bien souvent, les auteurs ne font que répéter L’Île Mystérieuse, le suspense en moins, les bavardages pseudo-philosophiques en plus. »

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La fin du monde, la fin de tout ? Non, nous dit Jean Gattégno dans son Que sais-je ? La Science-Fiction (éd. Presses Universitaires de France) : 

« Il est frappant en tout cas que la mort définitive de notre planète et la fin de notre espèce ne soient plus désormais conçues comme la fin de tout. La tendance apocalyptique que la pensée bourgeoise du 18100701452215263615929005début du siècle avait encouragée a nettement faibli. C’est évidemment vrai de la science-fiction soviétique, mais l’optimisme de fait qui transparaît dans la science-fiction anglo-saxonne n’est pas moins intéressant. Sans doute est-ce en partie la transformation d’un impérialisme avoué (la conquête des étoiles dans le space-opera de l’entre-deux-guerres) en une colonisation plus subtile parce qu’ayant tiré la leçon des difficultés ; mais l’essentiel reste que le monde n’est plus identifié avec la société humaine telle que nous la connaissons ; la mort de la Terre n’annonce plus la fin du monde. »

Laissons le mot de la fin (du monde ?) à Alain Musset, qui écrit dans Sciences et Science-Fiction  (éd. de La Martinière) : 

« Après l’apocalypse, que reste-t-il de nos sociétés ? Les mondes à venir, même quand ils ont été dévastés par la guerre, le feu, la glace, la maladie ou les virus informatiques, ne sont le plus souvent qu’un miroir déformé de nos mégalopoles contemporaines dont les problèmes et les pathologies (violence, racisme, ségrégation, perte du lien social, crise écologique…) sont volontairement amplifiés pour mieux nous inciter au repentir et, peut-être, à changer nos habitudes avant qu’il ne soit trop tard. »

Mais ne pensez-vous pas qu’il est déjà trop tard ?…

- Morbius, d’Altaïr IV -

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DATASKANN – Érotisme stellaire

DATASKANN - Érotisme stellaire dans Dataskann 17060602282015263615078906La catégorie Dataskann explore des sujets ou des thèmes propres à la Science-Fiction, elle se fait l’écho de ce qui a déjà été écrit par des spécialistes en citant des extraits d’ouvrages de référence et en faisant part de sa propre réflexion, mais elle peut également aborder seule un thème qui lui tient à cœur. Elle peut aussi reprendre un article déjà publié dans la rubrique du CE13D des Échos d’Altaïr et l’enrichir de données nouvelles.

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Érotisme stellaire

La SF n’est-elle qu’un univers frigide délaissant le plaisir charnel pour les épopées galactiques, les conflits interstellaires, les utopies, les dystopies, les cités et civilisations, les mutants, les robots, le temps et les dimensions ? À l’inverse, l’espace intersidéral peut-il exacerber le désir, ou, pire, les pulsions sexuelles les plus primaires ? Mais tout simplement : le sexe a-t-il vraiment sa place en Science-Fiction ?…

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Laissons d’emblée la parole à James E. Gunn qui écrivait en 1975, dans Alternate Worlds : The Illustrated History of Science-Fiction :

18072902492315263615826280« … Dans la plupart des textes de science-fiction, le sexe et d’autres fonctions naturelles n’ont aucune raison d’être : dans le roman scientifique, le récit technique, le space opera et la plupart des histoires philosophiques. Y inclure des comportements charnels est non seulement sans fondement, mais détourne l’attention de l’intrigue même du récit de science-fiction. Ils n’ont d’importance réelle que dans certains textes sociologiques. »

Dans le Dictionnaire Visuel des Mondes Extraterrestres (éd. Flammarion – 2010), Yves Bosson et Farid Abdelouahab nous préparent le terrain :

« Les mondes extraterrestres représentent pour l’imaginaire un champ extraordinaire de liberté, un fabuleux territoire de projection de nos fantasmes les plus brûlants, de nos hantises et extravagances les moins avouables… Miroirs d’une société forcément oppressante, les créations déforment et grossissent certaines règles et tabous pour nous en restituer une part d’absurde et de vérité. »

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Cependant le sexe est demeuré pendant longtemps l’éternel oublié de la SF… C’est ce que nous raconte Douglas Hill dans son chapitre Les principaux thèmes dans l’Encyclopédie de la Science-Fiction (éd. CIL Beaux Livres – 1980) :

18072902585815263615826282« Le sexe, la plus vieille et la plus élémentaire des pulsions de l’homme, a été la dernière à faire son apparition dans la science-fiction. Certes, les premiers utopistes comme Bellamy et Wells aimaient à choquer leurs lecteurs par des descriptions de futurs libérés sexuellement, où les inhibitions et les tabous n’existaient plus, mais il s’agissait pour eux plus de critiques sociales que de simples relations humaines. À l’extrême, les aventures spatiales pour adolescents de Edgar Rice Burroughs et autres écrivains partageaient une passion pour les princesses martiennes peu vêtues, mais ils laissaient le soin aux imaginations enfiévrées de leurs lecteurs de deviner ce qui se passait « entre les pages ». Et c’était bien là qu’étaient relégués les rapports sexuels de la SF, entre les pages, comme les films hollywoodiens des années 1940 à 1950. »

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Jacques Goimard écrit en 1985 dans le volume Histoires de Sexe-Fiction de sa Grande Anthologie  de la Science-Fiction (éd. Le Livre de Poche) :

« La sexe-fiction ou SF est une variété de pornographie un peu bizarre, qui décrit des pratiques amoureuses impossibles à observer dans la nature. De ce fait, elle est par définition la forme de pornographie 18072903070315263615826284la plus éloignée du simple érotisme, ce qui a priori ne l’empêche pas absolument d’avoir des effets stimulants mais lui complique singulièrement la tâche. On sait déjà que le paradoxe de la pornographie est d’ajouter à la sublimation des pulsions sexuelles – qui est propre à toute littérature – une désublimation de sens contraire – par la représentation des pulsions sexuelles en acte. À ce compte, la SF est triplement paradoxale puisqu’à la désublimation elle ajoute une resublimation, et qu’en outre le contenu de cette resublimation est précisément la culture des paradoxes. Une nouvelle de SF peut malaisément être stimulante pour le sexe et pour l’esprit : cette proposition est vraie de toute pornographie, mais elle est d’une vérité en quelque sorte hyperbolique en SF. »

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Bon… sublimation, désublimation, resublimation… Mais la femme dans tout ça ? La SF la considère-t-elle comme simple objet sexuel ou se montre-t-elle respectueuse à son égard ?… Keith Roberts nous donne son analyse franche et directe dans l’Encyclopédie Visuelle de la Science-Fiction (éd. Albin Michel – 1979) :

« Séduisantes, les femmes de science-fiction sont trop souvent des objets sexuels fondamentalement superficiels, ou de mystérieux tourbillons palpitants, excités par des Besoins Primitifs et, apparemment, toujours en état de semi-jouissance. »

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Mais faut-il se forcer pour avoir du plaisir ?… Jacques Van Herp nous parle d’érotisme crispé dans Panorama de la Science-Fiction (éd. Lefrancq – 1996) :

18072903230215263615826294« L’évolution des mœurs aidant, on peut désormais montrer deux personnages s’accouplant sans autre motif que celui de passer un agréable moment, de réaliser « le contact de deux épidermes » et « l’échange de deux fantaisies ». Mais cet érotisme conserve trop souvent quelque chose de crispé et de tendu. Il sent la vertu démonstrative. On dirait qu’on s’y déshabille avec hargne et provocation. Il est, en outre, remarquable de voir comment certains auteurs féminins (C. Moore et N. Henneberg, pour n’en citer que deux) n’évoquent qu’un érotisme cruel et douloureux : leurs récits sont hantés de femmes si belles que leur seule contemplation est une souffrance. »

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Laissons le mot de la fin à Stan Barets qui, dans son volume 2 du Science-Fictionnaire (éd. Denoël – 1994), nous paye une petite tranche d’humour dans son entrée Sexualité :

« Si vous essayez encore de me mettre le tentacule dans le fablut, je me plaindrai. Vous le savez, Tlum…

- Vous ne disiez pas cela tout à l’heure quand nous avons été nous promener seuls dans le parc à mouches d’Aldebarran ! N’est-ce pas, ma chère Assanelle ? »

Voilà. Des histoires dans ce genre (Merci, Pierre Christin).

Mais aussi des histoires sur des planètes à trois ou cinquante sexes. Avec des extraterrestres aux ressources étranges. Avec des hermaphrodites. Avec des clones. Avec des machines. Et même avec des fleurs… »

- Morbius, d’Altaïr IV -

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DATASKANN – Vers d’autres mondes

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Vers d’autres mondes

Le chemin vers les étoiles sera un long chemin semé d’embûches. Si autrefois les navigateurs explorateurs partaient sur les océans à la recherche de nouvelles terres, la SF l’a décidé : dans le futur, ce sera à bord de vaisseaux spatiaux. Mais si sur la Terre une île ressemble toujours à une autre île, dans l’univers aucune planète ne ressemble à une autre, ou si peu. Que vont-ils découvrir, ces courageux explorateurs de l’espace en débarquant sur un nouveau monde ? La vie ou la mort ?…

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Jean Gattégno nous raconte dans son Que sais-je ? La Science-Fiction (éd. Presses Universitaires de France) :

« Il s’agit là d’un des quelques grands thèmes de la science-fiction, et cela dès l’origine puisque Lucien de Samosate comme Cyrano de Bergerac y avaient vu le ressort de leurs contes. Dépaysement, exotisme, fût-il de pacotille, description manifestement irréelle d’un univers nouveau, tout cela restera pendant des siècles un des sujets favoris des écrivains d’imagination, mais aussi de penseurs et de philosophes. »

18042202132615263615680133Gérard Klein parle d’îles cosmiques dans sa présentation de Les Maîtres de la Science-Fiction : Histoires de Planètes (éd. Le Livre de Poche) :

« L’espace est donc plein d’îles. Le tout est de les atteindre et ensuite de les explorer, et bien sûr d’y rencontrer la merveille ou l’effroi. Les plus proches, celles dont on peut discerner des détails et dresser des cartes, sont bien sûr les cibles privilégiées de l’imagination. »

Stan Barrets, lui, préfère nous parler de mondes vivants dans le tome 2 de son Science-Fictionnaire (éd. Denoël) : 

« Que peut donc dire une planète à l’univers dans le cri ténu de l’infrarouge ? » demande David Brin en exergue d’un de ses romans. 

La SF répond : « Beaucoup de choses ! »

Bien que paradoxal, le thème des mondes vivants est déjà relativement ancien et participe sans doute d’un panthéisme diffus. Il existe même une vieille nouvelle d’Hamilton où celui-ci imagine que le Soleil est vivant et que les planètes sont ses œufs. Or, un jour, la Terre se met à éclore… »

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Pierre Versins aborde la colonisation dans son Encyclopédie de l’Utopie et de la Science-Fiction (éd. L’Âge d’Homme) : 

« L’homme est un conquérant. L’espace lui est ouvert. Il prend pied, parsec après parsec, sur des planètes nouvelles. Certaines sont vides, il les occupe, les emplit de sa présence. D’autres sont occupées, qu’importe : il les conquiert, les colonise. »

Mais c’est l’intrigue qui façonne ces mondes inconnus, nous dit Jack Williamson dans l’Encyclopédie Visuelle de la Science-Fiction (éd. Albin Michel) :

18042202233815263615680141« Une fois les limites du système solaire dépassées, les écrivains de SF font preuve d’une très grande imagination. Les mondes sont inventés sur mesure : habités, hostiles, accueillants, suivant les besoins de l’intrigue. »

Et bien entendu, qui dit exploration spatiale et découverte  de mondes extraterrestres ne peut s’empêcher d’évoquer le space opera en revenant aux débuts de la SF, comme Douglas Hill dans l’Encyclopédie de la Science-Fiction (éd. CIL Beaux Livres) :

« L’aventure spatiale, appelée fréquemment « space opera », d’après son équivalent dans le western , le « horse opera », traite souvent d’exploration spatiale, de territoires inexplorés où l’homme se risque avec le courage qui lui est propre. Mais, à cette époque, le space opera ne s’intéressait pas beaucoup aux conséquences de ces visites sur les planètes, pas plus pour les visiteurs que pour les visités. Les planètes n’avaient d’autres raisons d’être que d’offrir les meilleures conditions de dangers et de suspense. Et leurs habitants n’intéressaient qu’en tant que monstres à exterminer, ou encore comme créatures intelligentes et hostiles reprenant le rôle tenu par les Indiens dans le western. »

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Le cosmonaute et le voyageur sur terre sont pourtant intimement liés, et l’espoir réside dans l’expansion de l’humanité à travers l’espace, nous raconte Gérard Klein dans sa préface de Histoires de Voyages dans l’Espace (La Grande Anthologie de la Science-Fiction, éd. Le Livre de Poche) :

18042202300115263615680143« Au plus profond, cependant, quelque chose relie le voyageur sur terre et le cosmonaute. Pourquoi faudrait-il affronter de telles difficultés et de telles angoisses pour repousser les bornes du monde non seulement connu mais fréquenté et peuplé par l’homme ? Il y a dans l’espoir d’une expansion de l’humanité dans l’espace, quel qu’en soit le prix, quelque chose qui prolonge la fantastique entreprise d’exploration et de domination de la planète natale. »

La réponse à nos problèmes, et forcément aux classiques  D’où venons-nous ? Qui sommes-nous ? et Où allons-nous ?, nous attend certainement là-haut, dans les étoiles et sur ces mondes extraterrestres qui ne demandent qu’à être explorés…

- Morbius, d’Altaïr IV -

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DATASKANN – Sociétés en décomposition

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Sociétés en décomposition

À l’heure où des relents nationalistes, fascistes et xénophobes sont de retour, où les dictatures et dirigeants totalitaires fleurissent dans tous les coins du monde, menaçant les démocraties, et où le peuple s’abandonne à une orgie nauséabonde, séduit par un faux meilleur des mondes, la SF est là pour nous rappeler les erreurs à ne pas commettre. Mais l’être humain est si faible et si influençable, finalement si manipulable et sans jugeote, que le piège risque de se refermer sur lui, inexorablement. En effet, la Science-Fiction avait tout prédit. Et alors que le monde paraît s’effondrer autour de nous, ce cauchemar de la dystopie semble devenir au fil du temps une réalité…

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Les bonnes intentions sont parfois la cause de nos échecs, nous dit Stan Barets dans son tome 2 du Science-Fictionnaire (éd. Denoël – 1994) : 

17011805382515263614780687« Dans la première moitié de ce siècle, des auteurs comme Zamiatine, Huxley ou Orwell, décrivirent des systèmes totalitaires où, à force de bonnes intentions, les hommes avaient créé un enfer. Ce fut l’époque des utopies pessimistes, ou dystopies, de ces mondes qui s’assombrirent encore avec quelques auteurs plus proche de la prospective comme John Brunner. »

L’aliénation de l’individu, grande cause de la dystopie, nous dit Ugo Bellagamba dans Sciences & Science-Fiction (éd. de La Martinière – 2010) : 

« S’appuyant sur des personnages en rupture de ban, la science-fiction dénonce l’aliénation de l’individu sous toutes ses formes et invente la contre-utopie, ou « dystopie », qui confère la notoriété à George Orwell pour 1984, Aldous Huxley pour Le Meilleur des Mondes, Ray Bradbury pour Fahrenheit 451. La caravelle qui pointait vers l’idéal se débat désormais dans les bourrasques idéologiques et scientifiques de la tempête du siècle, cherchant son chemin à la faveur des éclairs, plutôt que des éclaircies. »

17043008503715263615008600Et aux États-Unis ?…

« Aux États-Unis, on trouve toujours le dernier avatar : le stéréotype d’une société tyrannique présentée comme le meilleur des mondes, où les opposants sont rejetés dans les ténèbres extérieures. Le héros, entraîné par une jeune fille, et généralement fils ou neveu du P.D.G., en vient à douter de la bonté de la société démocratique de l’underground. Et finalement, il œuvre en vue de la reconquête, assurant le bonheur de l’humanité. En filigrane apparaît ici cette idée : « Tout cela est impossible chez nous… » (Jacques Van Herp dans Panorama de la Science-Fiction, éd. Lefrancq, 1996)

Laissons à L’Encyclopédie de la Science-Fiction (éd. CIL Beaux Livres) le mot de la fin avec la naïveté de Douglas Hill en train d’écrire ces lignes en 1980 : 

« Et dans ce domaine de la politique, un nombre étonnant d’écrivains de tous bords se sont bornés à suivre la voie ouverte par Orwell et avant lui par l’écrivain russe Eugène Zamiatine, auteur de My (1920) et de Nous Autres (1925). Et si une partie de la SF a emboîté le pas à ces œuvres pessimistes, c’est bien sûr parce que le monde lui apparaît ainsi fait. Mais elle ne prouve pas que l’avenir politique du monde soit dans un totalitarisme inévitable. L’ombre de Big Brother représente une possibilité, pas une certitude. La SF après tout ne fait qu’évoquer des « possibles » à venir. »

Plus que jamais, aujourd’hui, la SF nous met en garde…

- Morbius, d’Altaïr IV -

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DATASKANN – Villes du futur ou d’autres mondes

DATASKANN - Villes du futur ou d'autres mondes dans Dataskann 17060602282015263615078906La catégorie Dataskann explore des sujets ou des thèmes propres à la Science-Fiction, elle se fait l’écho de ce qui a déjà été écrit par des spécialistes en citant des extraits d’ouvrages de référence et en faisant part de sa propre réflexion, mais elle peut également aborder seule un thème qui lui tient à cœur. Elle peut aussi reprendre un article déjà publié dans la rubrique du CE13D des Échos d’Altaïr tout en l’enrichissant de données nouvelles.

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Villes du futur ou d’autres mondes

Villes, cités, mégalopoles, de préférence avec quelques véhicules volants se déplaçant entre des tours gigantesques, où l’individu est parfois réduit à l’état d’esclave. Nous sommes dans le futur, à moins que ce ne soit dans le passé ou sur un autre monde… 

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Le Magazine de la Science-Fiction, publié à la fin des années 70 et au début des 80, s’interroge :

« Curieusement, ces villes impressionnantes font penser aux forêts amazoniennes ; effectivement, de nombreux voyages de science-fiction font naufrages dans une forêt exubérante sur une autre planète. Mais les villes de SF sont également silencieuses et froides : silence terrible des pôles glacés et des déserts terrestres. Ce sont là aussi les paysages qu’affectionne la SF. »

16120406395815263614678988L’Encyclopédie Visuelle de la Science-Fiction (éd. Albin Michel – 1979) s’intéresse en particulier aux sociétés qui peuplent ces villes :

« Les cités et les civilisations de la science-fiction offrent une grande diversité de formes de société. Même lorsque la population se limite à des bipèdes à sang chaud strictement identiques à nous. Certaines sociétés servent d’avertissement contre des orientations que nous ne devons pas prendre. Quelques-unes suggèrent des modes de vie meilleurs qui peuvent être les nôtres si nous le voulons bien. Toutes offrent des visions de notre propre monde. »

Mais les mégalopoles et la décadence de leurs civilisations ou de leurs sociétés peuvent annoncer le pire, comme le souligne Alain Musset dans Sciences et Science-Fiction (éd. de la Martinière – 2010) :

« Puisqu’elle s’intéresse à l’avenir incertain des grandes villes modernes et à la fragilité de nos civilisations, la science-fiction a entretenu des liens étroits avec tous les récits qui annoncent la fin du monde. »

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Stan Barets s’attarde quant à lui sur les villes futures dans son volume 2 du Science-Fictionnaire (éd. Denoël – 1994) : 

« Diaspar, Métropolis, Trantor, Delirius, ou même Londres ou New York : on n’en finirait plus d’énumérer les villes traversées par la SF. Que ce soit dans l’avenir ou sur d’autres planètes, le milieu urbain est inséparable de la vie des hommes. Comme l’écrit J.G. Ballard : « Je crois à mes obsessions personnelles, à la beauté de l’accident de voiture, à la paix de la forêt engloutie, à l’émoi des plages estivales désertes, à l’élégance des cimetières de voitures, au mystère des parkings à étages, à la poésie des hôtels abandonnés. »

Le décor urbain, futuriste ou non, dystopique ou non, est intimement lié à la SF. »

- Morbius, d’Altaïr IV -

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DATASKANN – L’invasion des vaisseaux soucoupes – 6

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L’invasion des vaisseaux soucoupes

Si dans les vieux films le vaisseau fusée incarne par excellence l’engin spatial piloté par des êtres humains, la soucoupe, en revanche, est indubitablement le moyen de locomotion favori des extraterrestres à travers l’Univers. Reflet d’une époque où un jour de juin 1947 un certain Kenneth Arnold, pilote privé américain, aperçoit neuf étranges objets volants au cours d’un vol près du Mont Rainier dans l’État de Washington. L’affaire fait grand bruit, à tel point que l’Associated Press s’en empare et parle alors de « soucoupes volantes » (« flying saucers »). Le mot est lancé (il deviendra plus tard « ovni » pour « objet volant non identifié » puis « pan » pour « phénomène aérospatial non identifié »). La soucoupe volante devient dès lors la vedette des innombrables invasions extraterrestres qui vont se succéder à travers toutes sortes de films de science-fiction. En voici quelques modèles issus des hangars aliens les plus reculés de l’espace…

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6 – LES SOUCOUPES ENVAHISSENT LA TÉLÉ…

Pour finir ce Dataskann consacré aux vaisseaux soucoupes, jetons un coup d’œil du côté de la télévision où l’on ne compte plus le nombre d’apparitions de vaisseaux-soucoupes dans diverses séries TV.

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David Vincent les a vus dès 1967, mais personne ne veut l’écouter, encore moins le croire ! Nous sommes dans la célèbre série LES ENVAHISSEURS (The Invaders, créée par 17011508515915263614773475 dans Dataskann : Vaisseaux soucoupesLarry Cohen). Chaque épisode s’ouvre sur son générique mémorable où l’on revoit la soucoupe volante vedette du feuilleton, inspirée elle aussi du modèle George Adamski. Son bruit, sa lumière aveuglante… Impossible de l’oublier ! Elle sera même vendue en maquettes ! Un épisode nous permettra de découvrir enfin son intérieur mystérieux.

17011508364915263614773468Des soucoupes volantes, on en rencontre aussi dans CAPITAINE SCARLETT (Captain Scarlett and the Mysterons, de Gerry Anderson, 1968), série de SF où les personnages sont des marionnettes (comme dans la presque totalité des productions de Gerry Anderson). Ces soucoupes appartiennent-elles aux mystérieux Mystérons, dangereuses entités incorporelles ?…

Dans les années 70, UFO, ALERTE DANS L’ESPACE (UFO, 1971, de Gerry Anderson) nous propose ses drôles de vaisseaux-soucoupes plus proches de la toupie volante que d’autre chose… L’histoire :

17011508395415263614773470« En 1980, la Terre est menacée d’invasion par une race extraterrestre en voie d’extinction. Seule une organisation secrète militaire, appelée le SHADO (Supreme Headquarters Alien Defence Organization), dont le quartier-général est camouflé sous les studios de cinéma Harlington-Straker en Angleterre peut empêcher cette invasion… Pour cela, cette organisation dispose d’une base lunaire, d’un véhicule amphibie à la fois sous-marin et avion, et de véhicules tout-terrain d’intervention. »

- Morbius, d’Altaïr IV – (morbius501@gmail.com)

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DATASKANN – L’invasion des vaisseaux soucoupes – 5

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L’invasion des vaisseaux soucoupes

Si dans les vieux films le vaisseau fusée incarne par excellence l’engin spatial piloté par des êtres humains, la soucoupe, en revanche, est indubitablement le moyen de locomotion favori des extraterrestres à travers l’Univers. Reflet d’une époque où un jour de juin 1947 un certain Kenneth Arnold, pilote privé américain, aperçoit neuf étranges objets volants au cours d’un vol près du Mont Rainier dans l’État de Washington. L’affaire fait grand bruit, à tel point que l’Associated Press s’en empare et parle alors de « soucoupes volantes » (« flying saucers »). Le mot est lancé (il deviendra plus tard « ovni » pour « objet volant non identifié » puis « pan » pour « phénomène aérospatial non identifié »). La soucoupe volante devient dès lors la vedette des innombrables invasions extraterrestres qui vont se succéder à travers toutes sortes de films de science-fiction. En voici quelques modèles issus des hangars aliens les plus reculés de l’espace…

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5 – SOUCOUPES VOLANTES HORS NORMES…

Il est des soucoupes particulières ou inclassables en raison de leur forme qui s’éloigne singulièrement de la version conventionnelle. Nous vous en proposons deux…

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C’est dans un drôle de vaisseau plus ou moins soucoupe que les célèbres Daleks de la série DOCTOR WHO nous parviennent dans LES DALEKS ENVAHISSENT LA TERRE (Daleks’ Invasion Earth 2150 A.D., de Gordon Flemyng, 1966). Cependant il ne s’agit nullement d’un épisode mais bien d’un film réalisé pour le cinéma avec, dans l’incarnation du Docteur, le grand Peter Cushing. L’histoire :

« Le Docteur, savant loufoque, entraîne sa nièce, sa petite-fille ainsi qu’un policier entré par mégarde dans une cabine téléphonique dans des aventures temporelles. Tous se retrouvent dans la capitale britannique en l’an 2150. La ville est quasi détruite, les quelques survivants étant sous le joug de terribles robots extraterrestres. Les humains sont peu à peu faits prisonniers et deviennent des miliciens « décérébrés » à la solde des extra-terrestres venus de Skaro, les Daleks. Aidés par des londoniens résistants, le Docteur tente d’attaquer le vaisseau des Daleks qui s’est posé dans la ville. »

17010605461415263614751438 dans DataskannAvouez qu’un chat qui débarque d’une soucoupe volante, c’est plutôt rare, non ? Eh bien c’est pourtant le cas dans la comédie de SF LE CHAT QUI VIENT DE L’ESPACE (The Cat from Outer Space, de Norman Tokar, 1978). « Un extraterrestre à l’apparence d’un chat, mais aux capacités bien plus évoluées, est obligé d’atterrir sur Terre avec son vaisseau à cause de problèmes techniques. L’armée récupère l’engin pour en découvrir l’origine. Le chat décide alors de saisir cette occasion afin que son moyen de transport pour traverser l’espace soit remis en état… »

Petit astronef à l’apparence particulière pour petit chat, avec trains d’atterrissage, rampe d’accès, consoles et hublots verdâtres. Toute la technologie féline extraterrestre… Morale de cette histoire : méfiez-vous de votre chat, sous ses airs doucereux il pourrait être l’un des leurs…

- Morbius, d’Altaïr IV – (morbius501@gmail.com)

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À SUIVRE…

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DATASKANN – L’invasion des vaisseaux soucoupes – 4

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L’invasion des vaisseaux soucoupes

Si dans les vieux films le vaisseau fusée incarne par excellence l’engin spatial piloté par des êtres humains, la soucoupe, en revanche, est indubitablement le moyen de locomotion favori des extraterrestres à travers l’Univers. Reflet d’une époque où un jour de juin 1947 un certain Kenneth Arnold, pilote privé américain, aperçoit neuf étranges objets volants au cours d’un vol près du Mont Rainier dans l’État de Washington. L’affaire fait grand bruit, à tel point que l’Associated Press s’en empare et parle alors de « soucoupes volantes » (« flying saucers »). Le mot est lancé (il deviendra plus tard « ovni » pour « objet volant non identifié » puis « pan » pour « phénomène aérospatial non identifié »). La soucoupe volante devient dès lors la vedette des innombrables invasions extraterrestres qui vont se succéder à travers toutes sortes de films de science-fiction. En voici quelques modèles issus des hangars aliens les plus reculés de l’espace…

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4 – LES SOUCOUPES VOLANTES EN MODE « INVASION » OU « SIMPLE VISITE »…

Intéressons-nous à présent à quelques spécimens de vaisseaux-soucoupes extraterrestres venus soit en simple visite ou soit, une fois de plus, en conquérants, et attardons-nous tout d’abord sur ceux qui visaient les États-Unis dans les années 50…

DATASKANN - L'invasion des vaisseaux soucoupes - 4 dans Cineteek 17010501551515263614749217À tout seigneur tout honneur, ce sera avec la soucoupe de Klaatu que nous commencerons. Notre extraterrestre humanoïde pacifiste a traversé l’Univers pour venir nous délivrer un message important. Le survol de Washington par sa soucoupe bruyante provoque rapidement la panique. Peu sensible à cette frayeur bien terrienne, Klaatu se pose en plein centre de la capitale des États-Unis. Il est accueilli comme il se doit par un régiment entier de militaires qui braquent aussitôt leurs armes sur son engin. Nous sommes bien sûr dans LE JOUR OÙ LA TERRE S’ARRÊTA, chef-d’œuvre de Robert Wise réalisé en 1951.

La soucoupe de Klaatu est immense, avec une surface grise vide de tout détail et lisse comme la peau d’un bébé.  Plusieurs modèles furent conçus pour les besoins du film, dont une version presque grandeur nature pour les plans où l’on voit Klaatu et Gort face à l’armée. L’intérieur du vaisseau, d’une grande sobriété, joue sur de subtils jeux d’éclairages particulièrement soignés. On est loin des manettes extravagantes ou des énormes écrans de contrôle de certains films de SF de l’époque. En outre, sa forme s’avère une excellente synthèse des nombreux témoignages concernant les ovnis répertoriés dans les années 50 (pour en savoir plus sur la soucoupe de Klaatu, lire l’article disponible ICI).

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LES SURVIVANTS DE L’INFINI (This Island Earth, de Joseph M. Newman) nous propose quant à lui en 1955 une soucoupe volante dont la forme évoque vaguement un chapeau quand elle est vue de face. Dans ce film, des scientifiques américains sont enlevés par des extraterrestres de la planète Metaluna. Nos aliens comptent sur eux pour sauver leur planète mourante, mais leurs intentions s’avèrent bien plus belliqueuses…

17010506025915263614749246 dans Dataskann : Vaisseaux soucoupes

De belle taille, la soucoupe du film possède une vaste salle de contrôle où s’affairent des survivants de la planète Metaluna. L’engin est armé et peut détruire des astéroïdes en cours de vol. Il sera également le seul moyen pour nos héros de rejoindre la Terre.

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De méchants extraterrestres envahisseurs, on en retrouve en 1956 dans LES SOUCOUPES VOLANTES ATTAQUENT (Earth vs. the Flying Saucers, de Fred F. Sears). L’histoire 17111107355915263615364089« Tandis que l’apparition de soucoupes volantes se multiplie dans le ciel terrestre, Russell Marvin, éminent scientifique, capte le message de l’une d’elles. Il indique l’invasion imminente de la Terre. Russell dispose alors de très peu de temps pour prévenir ses supérieurs et trouver une solution afin de percer l’apparente invulnérabilité des OVNI. »

1956

Ray Harryhausen, le grand spécialiste de l’animation image par image, s’est occupé lui-même des soucoupes volantes du film. On lui doit ainsi non seulement leur forme mais aussi leur vol si particulier (une partie tourne sur elle-même). Cela nous vaudra également de belles séquences d’attaque ou des scènes d’anthologie avec une soucoupe heurtant le Capitole ou encore l’obélisque à Washington, la même séquence qui fut parodiée en 1997 par Tim Burton dans son MARS ATTACKS ! 

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Enfin, nos soucoupes volantes du film, particulièrement bruyantes, disposent d’une arme qui apparaît sous l’engin lors des attaques et un cylindre émerge sous l’astronef durant la phase d’atterrissage pour libérer ses passagers.

En 1959 surgissent des profondeurs de la galaxie deux nanars. L’un devenu culte et l’autre beaucoup moins. Il s’agit de PLAN 9 FROM OUTER SPACE pour le premier. Réalisé par Ed Wood, il raconte l’histoire suivante :

17010508585215263614749298« Dans les années 1950, des extra-terrestres, alarmés par la maîtrise balbutiante de l’énergie atomique, craignent que nos progrès scientifiques ne nous amènent à détruire par accident la galaxie toute entière. Ils décident alors de prendre contact avec les gouvernements terriens afin de les persuader de renoncer à cette course à l’armement nucléaire. Peine perdue : les autorités américaines répondent par un méprisant silence avant d’ordonner à l’armée de tirer sur les soucoupes volantes. Les extra-terrestres n’ont cependant pas dit leur dernier mot. Comme aucun plan diplomatique ne semble déboucher sur une conclusion heureuse, ils décident de mettre en place le « plan 9 », qui vise à ressusciter les morts pour punir ces humains inconscients. D’inquiétants personnages hantent peu à peu les cimetières californiens : goules, femmes vampires et zombies fraîchement déterrés se mettent à harceler les résidences des alentours. Heureusement, les Américains vont se rebeller et lutter contre les extra-terrestres. »

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Maintenues au bout de ficelles visibles lors de la projection, tel un enfant qui les agiterait au dessus d’un décor miniature, les soucoupes de PLAN 9 FROM OUTER SPACE sont certainement les plus risibles de l’histoire de la SF au cinéma. Mais on n’en tiendra pas rigueur à notre cher Ed qui nous a offert un pur moment de délire grâce à son film désormais incontournable !

À l’inverse, et en seconde position, nous trouvons l’ennuyeux et ennuyant TEENAGERS FROM OUTER SPACE réalisé par Tom Graeff. « Une équipe de savants extraterrestres et une sorte de homard géant débarquent sur la Terre. Dotés d’un menaçant rayon, désintégrateur de chair, ces extraterrestres entament l’exploration de la planète afin de la coloniser. Mais l’un d’eux se rend compte qu’il existe une véritable notion d’unité familiale sur Terre : une valeur qui fait cruellement défaut sur sa planète d’origine. L’extraterrestre va alors faire tout son possible pour arrêter le massacre. »

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THE ATOMIC SUBMARINE, réalisé lui aussi en 1959 mais par Spencer Gordon Bennet, nous raconte l’histoire d’un sous-marin américain détruit près du pôle Nord par 17010509051015263614749301une étrange lumière sous-marine. Surviennent par la suite d’autres disparitions tout aussi mystérieuses. L’enquête révèle bientôt le coupable : un osni (objet sous-marin non identifié) en forme de soucoupe volante piloté par des extraterrestres. Le vaisseau s’avère également capable de voler dans l’atmosphère. D’une pierre deux coups, pratique !

Beaucoup moins sérieux, MINCE DE PLANÈTE (Visit to a Small Planet, de Norman Taurog) nous présente en 1960 Jerry Lewis dans la peau d’un E.T. junior appelé Kreton. Ce dernier désobéit à son professeur et quitte sa planète à bord d’une soucoupe volante pour aller visiter la Terre. Il atterrit dans le jardin d’un journaliste… 

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C’est dans LA MONTAGNE ENSORCELÉE (Escape to Witch Mountain, de John Hough), en 1975, qu’apparaît une jolie soucoupe volante. « Deux mystérieux jeunes jumeaux orphelins aux pouvoirs extraordinaires sont poursuivis par un malveillant milliardaire. Heureusement, pour eux, un veuf va les aider. Mais qui sont-ils, ces enfants ? Et où veulent-ils appeler leur monde ? »

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Ce film obtint un tel succès qu’il connut en 1978 une suite intitulée LES VISITEURS D’UN AUTRE MONDE (Return from Witch Mountain, toujours de John Hough), puis une version pour la télévision réalisée en 1995 sous le titre LE MYSTÈRE DE LA MONTAGNE ENSORCELÉE (de Peter Rader, avec Robert Vaughn) et enfin, en 2009, un nouveau film intitulé tout simplement LA MONTAGNE ENSORCELÉE (Race to Witch Mountain, d’Andy Fickman, avec Dwayne Johnson). 

17010605415815263614751436En 1977 a lieu L’INVASION DES SOUCOUPES VOLANTES (Starship Invasions, d’Ed Hunt). « Les preuves de manifestations extraterrestres semblent se multiplier : de nombreuses personnes qui affirmaient avoir été enlevées à bord de vaisseaux spatiaux se suicident, attirant tout particulièrement l’attention du scientifique Allan Duncan. Ce dernier est ensuite contacté par ces visiteurs d’une autre galaxie et apprend que la Terre est devenue l’enjeu d’une rivalité entre extraterrestres qui déploieront des armées de soucoupes volantes pour s’affronter… »

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En dehors des soucoupes vedettes aux formes différentes en fonction des races aliens, nous y croisons le grand Christopher Lee en compagnie de Robert Vaughn qui, décidément, aime beaucoup les flying saucers !

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Dans son chef-d’oeuvre réalisé en 1977, Steven Spielberg nous offre un spectacle ufologique de toute beauté. Nous parlons ici bien sûr de RENCONTRES DU TROISIÈME TYPE (Close Encounters of the Third Kind), où nous assistons, médusés, à un merveilleux spectacle aérien coloré. Les nombreux petits ovnis du film n’ont pas ou peu l’apparence d’une soucoupe volante. Ce n’est qu’a fin du film, véritable apothéose de lumières, que nous découvrons l’arrivée du Mother Ship, vaisseau mère circulaire présenté ICI.

- Morbius, d’Altaïr IV – (morbius501@gmail.com)

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À SUIVRE…

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DATASKANN – L’invasion des vaisseaux soucoupes – 3

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L’invasion des vaisseaux soucoupes

Si dans les vieux films le vaisseau fusée incarne par excellence l’engin spatial piloté par des êtres humains, la soucoupe, en revanche, est indubitablement le moyen de locomotion favori des extraterrestres à travers l’Univers. Reflet d’une époque où un jour de juin 1947 un certain Kenneth Arnold, pilote privé américain, aperçoit neuf étranges objets volants au cours d’un vol près du Mont Rainier dans l’État de Washington. L’affaire fait grand bruit, à tel point que l’Associated Press s’en empare et parle alors de « soucoupes volantes » (« flying saucers »). Le mot est lancé (il deviendra plus tard « ovni » pour « objet volant non identifié » puis « pan » pour « phénomène aérospatial non identifié »). La soucoupe volante devient dès lors la vedette des innombrables invasions extraterrestres qui vont se succéder à travers toutes sortes de films de science-fiction. En voici quelques modèles issus des hangars aliens les plus reculés de l’espace…

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3 – SOUCOUPES JAPONAISES…

Ishiro Honda, réalisateur japonais, a montré une affection toute particulière pour les soucoupes volantes à travers trois films dont nous allons parler maintenant…

DATASKANN - L'invasion des vaisseaux soucoupes - 3 dans Cineteek 17011512542215263614773244Revenons-nous encore aux Martiens dans son film PRISONNIÈRE DES MARTIENS réalisé en 1957 ? Non. Il s’agit tout simplement d’une traduction mensongère. Seuls extraterrestres présents dans l’histoire, les Mysterians donnent leur nom au titre du film, du moins en anglais, avec The Mysterians. Point de Martiens ici. Ainsi : 

« D’étranges visiteurs puissants et soi-disant pacifiques, les Mysterians, récemment débarqués sur la Terre, demandent au gouvernement de leur fournir quelques jolies jeunes femmes afin de perpétuer leur race en voie d’extinction. »

Oui, le sujet doit vous rappeler vaguement celui de MARS NEEDS WOMEN vu plus haut. Encore de pauvres femmes devenues les proies de vils aliens ! À vrai dire, il n’était pas bon appartenir à la gente féminine terrienne durant les années 50 au risque d’intéresser nos voisins galactiques !

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Cela dit, de jolies petites soucoupes volantes colorées, au design soigné par des aliens visiblement soucieux de l’apparence de leur mode de transport, volent dans les cieux de ce PRISONNIÈRE DES MARTIENS, classique du genre.

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Et c’est à une véritable armada de soucoupes volantes que doit faire face la Terre dans BATTLE IN OUTER SPACE, en 1959. De petits modèles blancs accompagnés de grands vaisseaux-soucoupes menacent la planète. Dans ces circonstances, les nations décident de s’unir pour affronter l’envahisseur extraterrestre…

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Enfin, dans INVASION PLANÈTE X (Kaiju Daisenso, 1965), « Deux astronautes partent en mission d’exploration sur une planète orbitant autour de Jupiter et récemment découverte. Arrivés sur place, ils rencontrent les habitants, les Ixiens, qui sont assiégés et contraints de vivre sous terre à cause de King Ghidorah. Les Ixiens proposent un marché aux Terriens : si ceux-ci acceptent de leur prêter Godzilla et Rodan pour chasser King Ghidorah, ils offriront à la Terre un vaccin capable de guérir toutes les maladies. »

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Des soucoupes volantes blanches aux formes bien dans un style George Adamski (les ufologues me comprendront) circulent d’un bout à l’autre de ce Kaijū eiga, grand classique du genre.

- Morbius, d’Altaïr IV – (morbius501@gmail.com)

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À SUIVRE…

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DATASKANN – L’invasion des vaisseaux soucoupes – 2

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L’invasion des vaisseaux soucoupes

Si dans les vieux films le vaisseau fusée incarne par excellence l’engin spatial piloté par des êtres humains, la soucoupe, en revanche, est indubitablement le moyen de locomotion favori des extraterrestres à travers l’Univers. Reflet d’une époque où un jour de juin 1947 un certain Kenneth Arnold, pilote privé américain, aperçoit neuf étranges objets volants au cours d’un vol près du Mont Rainier dans l’État de Washington. L’affaire fait grand bruit, à tel point que l’Associated Press s’en empare et parle alors de « soucoupes volantes » (« flying saucers »). Le mot est lancé (il deviendra plus tard « ovni » pour « objet volant non identifié » puis « pan » pour « phénomène aérospatial non identifié »). La soucoupe volante devient dès lors la vedette des innombrables invasions extraterrestres qui vont se succéder à travers toutes sortes de films de science-fiction. En voici quelques modèles issus des hangars aliens les plus reculés de l’espace…

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2 – SOUCOUPES MARTIENNES…

En 1953, la Terre intéresse plus que jamais les Martiens. Dans LES ENVAHISSEURS DE LA PLANETE ROUGE (Invaders from Mars, de William Cameron Menzies), « un jeune garçon passionné d’astronomie aperçoit une nuit une soucoupe volante atterrir dans un banc de sable à proximité de sa maison. Il prévient son père, un scientifique qui travaille sur une mission DATASKANN - L'invasion des vaisseaux soucoupes - 2 dans Cineteek 17010505394315263614749244secrète pour une fusée à propulsion atomique. Tenu de signaler tout fait suspect, le père part inspecter les lieux. Au petit matin, sa femme s’inquiète de son absence, mais il revient bientôt, avec un regard vague et un caractère irascible… »

La soucoupe du film nous est toujours montrée de loin et comme dans un film d’animation. On ne saura rien d’elle, si ce n’est qu’elle émet en vol un halo bleuté. Elle a déposé de vils Martiens qui travaillent comme des taupes, cachés dans les entrailles de la Terre pour mener à bien leur funeste projet.

Toujours en 1953, et toujours du côté des Martiens, nous assistons à une impressionnante invasion de la Terre dans LA GUERRE DES MONDES (The War of the Worlds, de Byron Haskin). Mais la civilisation martienne du film n’a que faire des soucoupes, préférant donner une forme de 17102511035515263615338238 dans Dataskannraie manta du plus bel effet à ses redoutables vaisseaux de guerre. Cette version « moderne » du célèbre roman de H. G. Wells remplace donc volontairement les tripodes mécaniques et steampunk par des astronefs d’apparence high-tech (découvrez leurs plans secrets ICI). On pourra cependant noter dans le film le clin d’œil aux machines de guerre martiennes du classique de la littérature de SF : le dessous des vaisseaux raie manta émet parfois trois faisceaux magnétiques lumineux… 

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Ainsi, afin d’envahir la Terre, les Martiens lancent dans l’espace ce qui ressemble à première vue à des météores. Ces derniers s’écrasent dans différents pays du monde. Mais on découvre rapidement qu’il s’agit en fait de coques métalliques creuses, déguisées sous la forme de météorites, d’où s’échappe un engin destructeur piloté par un (ou des) Martien(s). Cet appareil, d’apparence cuivrée et possédant la forme d’une raie manta géante, se déplace en glissant lentement à quelques mètres du sol grâce à trois faisceaux magnétiques. Une sorte de tête de cobra allongée et mécanique se dresse au-dessus de lui en émettant un son particulier très régulier. Il s’agit à la fois d’une sorte de « périscope » à l’extrémité lumineuse, et d’arme qui s’active en cas de besoin pour cracher un puissant rayon destructeur désintégrateur (sorte de flot d’étincelles impressionnant et bruyant).

17010605335115263614751434 dans Dataskann : Vaisseaux soucoupesMais en 1967, Mars a subitement besoin de femmes ! C’est MARS NEEDS WOMEN (de Larry Buchanan) où la civilisation martienne, condamnée à n’engendrer que des enfants mâles, envoie sur Terre une équipe chercher des femmes. Celles-ci devront ensuite s’accoupler à des Martiens afin de produire des descendants femelles. Même si le sujet s’avère plutôt chaud, et au risque de vous décevoir, MARS NEEDS WOMEN n’entre pas dans la catégorie « Film érotique. » Soucoupes volantes à ailerons et hublots sont présentes et rien d’autre !

- Morbius, d’Altaïr IV – (morbius501@gmail.com)

À SUIVRE…

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